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Statistiques cantonales

Les 21 domaines : 03. Vie active, emploi et rémunération du travail

Salaires et revenus du travail

Méthodologie

Enquête sur la structure des salaires
Objet de l'enquête
Les données sur les salaires mensuels bruts médians proviennent de l'enquête suisse sur la structure des salaires (LSE). Cette enquête est effectuée tous les deux ans au mois d'octobre par l'Office fédéral de la statistique (OFS) sur la base d'un questionnaire envoyé aux entreprises. Depuis 2000, l'échantillon a été élargi pour Genève et des résultats détaillés et représentatifs sont disponibles à l'échelon cantonal.

L’enquête de 2010 fournit pour la première fois des données sur le secteur public genevois. Elle couvre de manière exhaustive les services de l’administration fédérale présents à Genève, l’administration cantonale, l’administration communale, les entreprises publiques ainsi que les autres institutions de droit public, hors secteur public international.

Cette enquête fournit ainsi non seulement des données sur l'entreprise (activité économique, taille, etc.), mais aussi sur les caractéristiques individuelles des salariés et de leurs postes de travail : formation, position professionnelle, niveau des qualifications requises, etc.

La ventilation des résultats en fonction de l’activité économique des entreprises s'effectue sur la base de la Nomenclature générale des activités économiques (NOGA), élaborée par l'Office fédéral de la statistique.

Les résultats des enquêtes sur la structure des salaires de 2000 à 2008 sont ventilés selon la NOGA 2002. Les résultats de l’enquête 2010 sont quant à eux ventilés selon la NOGA 2008. Pour faciliter la comparaison entre 2010 et 2008, les résultats de l’enquête 2008 sont ventilés selon la NOGA 2002 et la NOGA 2008.

Enquête suisse sur la structure des salaires 2010
Questionnaire d'enquête
Explications

Salariés pris en compte
L'enquête porte sur les employés des entreprises de toutes branches, à l'exception de l'agriculture et des services domestiques. Les frontaliers, les titulaires d'un permis de courte durée et les personnes touchées par des réductions d'horaire de travail (chômage partiel) sont inclus dans l'enquête.

En revanche, l'enquête ne prend pas en compte les apprentis et les stagiaires en cours de formation, les travailleurs à domicile, le personnel placé par des entreprises de travail temporaire, le personnel rémunéré uniquement à la commission, les propriétaires de l'entreprise et les membres de leur famille sans contrat de travail, les travailleurs qui exercent leur activité professionnelle en majeure partie à l'étranger, les salariés qui touchent un salaire réduit par rapport à leur degré d'activité, notamment parce qu'ils touchent une rente AI, de la SUVA (Caisse nationale d'assurance en cas d'accidents) ou de l'assurance militaire.

Les composantes du salaire
Le salaire mensuel défini dans l'enquête comprend le salaire brut du mois d'octobre, y compris les cotisations sociales à la charge du salarié (AVS, AI, APG, AC, AANP, prévoyance professionnelle), les versements réguliers de primes, de participations au chiffre d'affaires et de commissions. En outre, on y ajoute les allocations pour le travail en équipe et le travail pendant le dimanche ou de nuit et les autres primes de pénibilité, un douzième de l'éventuel treizième (ou plus) salaire et un douzième des paiements spéciaux annuels irréguliers (gratifications de Noël, primes de toute nature, participations au chiffre d'affaires et au bénéfice, etc.).

En revanche, il ne comprend pas la rétribution des heures supplémentaires, les allocations familiales et allocations pour enfants, les dédommagements pour vacances non prises, les remboursements de frais, les indemnités en cas de réduction d'horaire du travail (chômage partiel), les indemnités de départ ainsi que les indemnités de mariage, de déménagement et autres.

Le salaire brut
Etant donné que les cotisations sociales à la charge du salarié ne sont pas déduites, il s'agit du salaire brut.

La standardisation à 40 heures
Les montants relevés sont convertis en salaires mensuels standardisés, c'est-à-dire qu'ils sont recalculés sur la base d'un équivalent plein temps de 4,33 semaines de 40 heures de travail. Cette façon de procéder permet de comparer les niveaux des salaires indépendamment du nombre d'heures de travail effectuées.

Indicateurs de position et de dispersion
Pour apprécier les écarts entre les salaires (c’est-à-dire, en termes statistiques, leur dispersion), on recourt aux quantiles, c’est-à-dire des valeurs qui divisent la répartition des données en plusieurs parties égales.

La médiane, qui correspond à la valeur pour laquelle la moitié des salaires lui sont inférieurs, l’autre moitié supérieurs, est considérée comme un bon indicateur du niveau général des salaires. Par comparaison avec la moyenne arithmétique, elle permet de réduire l’effet des valeurs extrêmes, en particulier des salaires élevés.

Les quartiles partagent la distribution en quatre parties d’effectifs égaux. Le premier quartile (Q1) est la valeur qui sépare des autres les 25 % des salariés avec les rémunérations les plus basses. Le deuxième quartile est la médiane. Le troisième quartile (Q3) est la limite qui sépare des autres les 25 % des salariés disposant des rémunérations les plus élevés.

Les déciles partagent la distribution en dix parties d’effectifs égaux. Le premier décile (D1) est la valeur qui sépare des autres les 10 % des salariés avec les rémunérations les plus basses. Le deuxième décile (D2) est la limite pour les 10 % suivants : 20 % des salariés ont des salaires inférieurs à ce montant et 10 % ont par conséquent un salaire compris entre D1 et D2. Et ainsi de suite jusqu’à D9, qui indique la limite entre les 10 % des salariés disposant des rémunérations les plus élevées et les autres 90 %. Le cinquième décile (D5) est la médiane.

En termes absolus, l’écart entre les quartiles ou déciles est plus élevé parmi ceux situés au-dessus de la médiane, confirmant la plus grande dispersion des hauts salaires. Dans les graphiques en « boîte à moustaches » (ou box plot en anglais), la dispersion se représente par la longueur des moustaches. Par rapport à leur centre, c’est-à-dire la médiane, les moustaches sont donc plus allongées sur la droite que sur la gauche.

Le rapport entre quantiles est un autre critère de dispersion. Le rapport interquartile Q3/Q1 est une indication de l’écart entre le quart des salariés disposant des rémunérations les plus élevées et le quart des salariés disposant des rémunérations les plus faibles. Basé sur le même principe, le rapport interdécile D9/D1 fournit une indication sur les différences de salaires entre les extrêmes.

Les salariés genevois
Le canton de travail des salariés correspond à celui où travaille la majorité des employés de l'entreprise. Une entreprise est ainsi affectée à un seul canton. Par conséquent, dans certains cas, des salariés compris dans les résultats du canton de Genève peuvent ne pas y travailler et vice-versa.

Le niveau des qualifications requises pour le poste de travail
Le niveau des qualifications requises pour le poste de travail ne correspond pas nécessairement à la formation du salarié : des qualifications ont pu être acquises par une longue expérience ou, encore, le titulaire du poste peut être surqualifié. Les qualifications requises dépendent du degré de difficulté des tâches assignées. Comme les salariés correspondant aux deux classes de qualifications les plus élevées sont nettement moins nombreux que les autres, ces deux classes sont parfois regroupées.

Bas salaires
Un emploi est considéré « à bas salaire » lorsque le salaire mensuel brut standardisé correspondant est égal ou inférieur au seuil sélectionné. Deux types de seuil existent : le seuil fixe et le seuil relatif. L’avantage du seuil fixe est sa simplicité, puisqu’il suffit de fixer le seuil de son choix. S’il est idéal pour l’analyse à un moment donné, il a toutefois comme inconvénient de ne pas permettre des comparaisons fiables dans le temps. En effet, la proportion de « bas salaires » par rapport à un seuil fixe fluctue mécaniquement en fonction du renchérissement. Pour pallier cette lacune, on recourt à un seuil dit relatif, qui dépend de la distribution des salaires de l’année prise en considération et n’est donc pas fixe dans le temps. Aux niveaux suisse et international, le seuil de deux tiers du salaire médian est le plus utilisé.

Les « proportions de bas salaires » sont calculées en termes de proportions de salariés et non de proportions d’emplois exprimés en équivalents plein temps (EPT). Pour autant, le salaire étant standardisé à 40 heures par semaine, le fait de travailler à temps partiel n’est pas déterminant pour qu’un salarié se retrouve dans la catégorie des bas salaires. Ainsi, la « proportion de bas salaires » correspond à la part des salariés qui, s’ils travaillaient 40 heures par semaine, disposeraient d’un salaire inférieur à un certain seuil.

Coefficient de variation
Le coefficient de variation utilisé dans le cadre de l’enquête suisse sur la structure des salaires est un indicateur de la précision relative de l’estimation. Ce coefficient est calculé à partir du rapport entre la marge d’erreur et la valeur de l’estimation. Lorsqu’il est supérieur à 5 %, les estimations sont placées entre crochets et doivent être considérées avec réserve. Les coefficients de variation ne sont calculés à l’échelon du canton de Genève qu’à partir de l’enquête 2010.

Evolution de la masse salariale
Origine de l'enquête
L’enquête sur la somme des salaires versés (masse salariale) dans le canton de Genève est réalisée trimestriellement depuis 1980 par l’Office cantonal de la statistique (OCSTAT). Elle répond notamment aux besoins d’information du Groupe de perspectives économiques, composé de représentants des départements des finances de l’Etat et de la Ville de Genève, de l’Université, de banques genevoises et de caisses de compensation.

Champ de l'enquête
Actuellement, l’OCSTAT reçoit de sept caisses de compensation le montant en francs des cotisations AVS/AI/APG versées par les entreprises qui leur sont affiliées ou facturées (selon que la caisse adopte le principe de facturation ou celui d’encaissement) durant le trimestre écoulé. Pour compléter ces informations, quatorze grandes entreprises privées et publiques – qui ne cotisent pas aux caisses interrogées – communiquent le montant total des salaires qu’elles ont versés à leur personnel au cours de la même période.

Certaines entreprises actives dans le canton de Genève, qui ne cotisent à aucune des sept caisses de compensation et qui ne sont pas interrogées directement, échappent à l’enquête. Les organisations internationales gouvernementales restent également en dehors du champ. L’enquête ne couvre donc pas la totalité des salaires versés dans le canton. De plus, les résultats peuvent comprendre, dans une moindre mesure, les salaires versés par des établissements sis hors canton.

Malgré cela, le degré de couverture de l’enquête est suffisamment élevé pour que ses résultats puissent être considérés comme solides, notamment en termes d’évolution.

Méthode de calcul et portée de l'enquête
Les résultats de l’enquête sont présentés sous forme d'indice (1980 = 100) et de variations annuelles. Les indices sont calculés par enchaînement et à population constante, ce qui signifie que, d’une période à l’autre, ce sont les mêmes caisses de compensation et les mêmes entreprises qui sont prises en compte. Si, par hypothèse, une caisse ne répond pas à l’enquête, de manière provisoire ou définitive, la comparabilité des résultats n’est pas directement affectée (même s’ils sont dans ce cas moins représentatifs) car ils se calculent uniquement sur le nombre de caisses qui ont répondu. En revanche, la comparabilité des résultats peut être affectée en cas de mouvements d’entreprises à l’intérieur d’une caisse, puisque l’OCSTAT ne reçoit qu’un chiffre global de la part de chacune d’entre elles. En raison de la méthode de calcul, cette enquête renseigne sur l’évolution des salaires. Pour l’analyse conjoncturelle, cette enquête fournit un indicateur clé disponible rapidement à l’échelon cantonal en matière d’évolution des salaires et des revenus en général.

Interprétation des résultats
En raison de l'origine des données, une partie des salaires déclarés comme versés ou facturés lors d'un trimestre peut concerner en fait un ou plusieurs autres trimestres. La pratique des caisses de compensation, qui se conforment à des exigences comptables, en est la raison. Dès lors, les résultats trimestriels, tout à fait fiables du point de vue comptable, peuvent être surprenants sur le plan de l’analyse économique. Les résultats infra-annuels n'ont donc qu'une valeur indicative, les résultats annuels sont plus robustes.

De plus, des décalages entre le dernier trimestre d’une année et le premier de la suivante sont provoqués par deux facteurs spécifiques. Premièrement, les diverses primes de fin d’année, qui peuvent être substantielles, varient d’une année à l’autre. En outre, leur versement est étalé entre la fin d’une année et le début de l’autre, sans échéance fixe. Le second facteur est lié à la pratique du forfait dans le versement des cotisations. Lorsque ce système est appliqué, au début d’une année, l’entreprise estime le montant des salaires qu’elle versera en cours d’année. Les cotisations AVS/AI/APG sont ensuite divisées en parts égales et correspondent au nombre de versements à la caisse de compensation. A la fin de l’année, selon l’évolution effective de la masse salariale durant l’année écoulée, l’entreprise ajuste la somme des cotisations versées. Ces dernières peuvent avoir été sous-estimées ou, au contraire, surestimées. De plus, ces ajustements peuvent être étalés entre la fin d’une année et le début de l’autre, sans date fixe, à l’instar des primes de fin d’année. Ces versements irréguliers, qui touchent les premier et dernier trimestres d’une année, peuvent ainsi provoquer des variations de grande ampleur dans l’évolution de la masse salariale de ces trimestres.

De manière générale, l’OCSTAT prend en compte tous les chiffres reçus puisqu’ils correspondent à la réalité comptable. Il gère en effet l’enquête de façon à garantir la pertinence et la comparabilité chronologique des données relevées. Il n’est en revanche pas en mesure d’assurer une interprétation fine de ces résultats, en particulier sur une base infra-annuelle. Ces explications ne pourraient être fournies que par les caisses directement, elles seules ayant accès aux données individuelles des entreprises cotisantes.

Les résultats des années 2001 et 2002 (et jusqu'au troisième trimestre 2003 si l'on considère les variations annuelles moyennes) doivent être interprétés avec recul, car ils ont été influencés par des changements réglementaires, notamment un raccourcissement des délais pour le traitement des cotisations AVS par les caisses de compensation, intervenu au 1er janvier 2001. Ils ne sont dès lors pas directement comparables avec ceux des autres années et figurent entre crochets dans les tableaux.

Masse salariale et prévisions fiscales
Rappelons que la masse salariale ne représente pas l’ensemble des revenus bruts, mais uniquement les salaires. Les revenus du capital et les revenus de transfert (indemnités de chômage, rentes AVS et AI, etc.) en sont notamment exclus. Elle ne représente pas non plus l’ensemble des revenus nets imposables.

Bien que cette enquête fournisse un indicateur conjoncturel pertinent, les salaires fluctuent toutefois moins au gré de la conjoncture que d’autres formes de revenus, tels que les revenus des indépendants ou les revenus du capital. La masse salariale est plutôt un indicateur retardé, dans le sens où son évolution a tendance à suivre, plutôt qu’à précéder ou accompagner, les mouvements de la conjoncture. Son évolution dépend de deux composantes : le volume de l’emploi et le niveau des rémunérations. Toutes deux sont retardées, la première moins que la seconde.

C’est pourquoi, sur le plan de l’analyse fiscale, les résultats de l’enquête doivent être pris avec recul : non seulement une part non négligeable des revenus des personnes physiques n’est pas constituée de salaires, mais en plus cette part a une volatilité plus grande.

Bien que l'enquête n'ait pas pour but de fournir des indications précises sur le niveau absolu de la masse salariale versée à Genève, relevons que les salaires enregistrés représentent plus de la moitié du produit intérieur brut (PIB) du canton.

Questionnaires et documents d’enquêtes
Evolution des salaires
Objet de l'enquête
L'évolution des salaires en Suisse est calculée à partir des données contenues dans les déclarations d'accidents transmises à l'OFS par le Service de centralisation des statistiques de l'assurance-accidents. Ces données proviennent aussi bien de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (SUVA) que des assureurs privés. L'observation de l'évolution de l'indice des salaires se fait sur une base annuelle.

L'indice des salaires mesure l'évolution pure, ce qui signifie que seules les variations de salaires se rapportant à un travail de nature constante sont prises en considération. Dans cette optique, il n'est pas tenu compte, par exemple, des variations de l'indice résultant de l'augmentation de la proportion de salariés qualifiés ou du déplacement des travailleurs vers des branches qui versent, en moyenne, des salaires plus élevés.

Au niveau individuel, le salaire retenu comprend le salaire de base, et, le cas échéant, l'allocation de renchérissement, ainsi que le treizième salaire. Les primes et les commissions, les allocations familiales, les gratifications et les paiements en nature sont relevés, mais exclus du calcul, conformément aux normes internationales.

Le salaire horaire de chaque individu ainsi obtenu est ensuite converti en gain mensuel en tenant compte de la durée de travail.

La répartition du risque d'accident professionnel varie selon la nature de l'activité économique. C'est pourquoi une pondération est effectuée sur la base des déclarations pour qu'à chaque groupe de salariés soit attribué le poids qu'il représente effectivement.

En raison du passage de la nomenclature des activités NOGA 2002 à la nomenclature NOGA 2008 lors de l’enquête 2011, les indices de l’évolution des salaires selon l’activité économique depuis 2005 et depuis 1993 s’arrêtent en 2010. Ces deux indices sont remplacés par un nouvel indice en base 2010 = 100.